Discours de notre maire André Rocchi.
Nous sommes réunis aujourd’hui pour célébrer ensemble la Fête nationale, une date gravée dans notre mémoire collective, un symbole fort de liberté, de courage et de volonté populaire.
Mais en 2025, alors que les défis s’accumulent, une question nous habite : y a-t-il encore des raisons d’espérer ?
La réponse est oui. Oui, il y a des raisons d’espérer, à condition que nous regardions lucidement le monde tel qu’il est, sans complaisance, sans résignation, mais avec une volonté sincère de le réparer.
Car aimer le monde tel qu’il est peut sembler illogique, voire absurde, face à tant d’injustices, de menaces, de fractures. Mais c’est précisément en aimant ce monde — non pas aveuglément, mais avec exigence — que nous trouverons la force d’agir, de transformer, de reconstruire.
Il est de notre devoir éthique de réparer le monde, chacun à notre échelle. C’est le sens profond de notre engagement républicain. Ce n’est pas un héritage figé, mais une mission à poursuivre.
La Révolution française, dont le 14 juillet est l’écho vibrant, portait en elle les promesses du siècle des Lumières : la raison, la dignité humaine, la liberté. Mais nous savons aussi que cet humanisme a été brisé et perverti par la Terreur, que Robespierre, au nom d’une vertu absolue, a défiguré l’idée même de République.
C’est un rappel essentiel : les idéaux ne vivent que s’ils se conjuguent avec la modération, le respect de l’humain, et le refus du fanatisme.
Et pourtant, malgré les dérives de l’histoire, le message des Lumières demeure. Il vit dans notre école, dans notre justice, dans notre exigence de débat démocratique, dans le respect de chacun.
Et ici, sur notre territoire, il prend une forme concrète : dans notre volonté de transmettre, d’éduquer, de protéger, de faire société dans le respect et la solidarité.
Mais espérer ne suffit pas. Il faut aussi savoir protéger. Dans un monde instable, menacé par le terrorisme, la guerre, la désinformation, nous avons plus que jamais besoin d’une armée moderne, forte, adaptée aux nouveaux enjeux.
Une armée qui ne juge pas, qui ne se mêle pas des clivages politiques, mais qui nous défend — tous, sans distinction.
C’est pourquoi je tiens aujourd’hui à remercier solennellement nos forces armées, nos militaires, pour leur engagement quotidien.
Vous nous protégez dans l’ombre, avec discipline, avec loyauté, avec une neutralité précieuse. Vous êtes un pilier silencieux mais essentiel de notre République.
Mes chers amis,
La démocratie n’est jamais acquise. Elle se mérite. Elle se défend. Elle se transmet.
Aujourd’hui plus que jamais, soyons à la hauteur des valeurs que nous célébrons : liberté, égalité, fraternité.
Et rappelons-nous : espérer, c’est aimer suffisamment ce monde pour le vouloir meilleur.
Je vous remercie de votre présence.
Vive Prunelli, vive le Fium’Orbu, vive la Corse et vive la France.


























