CÉRÉMONIE DE COMMÉMORATION DU 8 MAI 1945

Discours d’André Rocchi, maire de Prunelli di Fium’Orbu :

Je tiens à vous remercier, au nom de l’ensemble du Conseil Municipal, de vous associer à cette cérémonie par votre présence et nous aider ainsi à faire perdurer le devoir de mémoire.

Face à ce Monument aux Morts, l’écharpe tricolore sur la poitrine et face à mes concitoyens, plus qu’à tout autre moment, je ressens charnellement le poids des symboles et la responsabilité de la charge.

Commémorer le 8 mai 1945 c’est célébrer la fin d’un conflit dévastateur qui plongea le monde entier dans le chaos et le marqua à tout jamais.

Commémorer le 8 mai 1945 c’est se remémorer l’allocution du Général de Gaulle annonçant la Victoire des Alliés, qui est aussi la « Victoire de la France », et rendant hommage au courage, à l’abnégation et au sacrifice de celles et ceux qui ont rendu honneur et gloire au drapeau français. Il adresse un « fraternel salut » aux « vaillants alliés » de la France. Il conclut par un triple « Honneur » aux soldats français, au peuple de France et aux « Nations Unies » qui, ce 8 mai, triomphent avec la France.

Nous rassembler ici aujourd’hui, c’est se souvenir de cette jeunesse Corse, qui dans un grand élan, n’a pas hésité à laisser famille et terre cultivée pour prendre les armes et verser leur sang pour une seule cause : LA LIBERTE.

Dans les naissances qui suivirent ce 8 mai, combien de prénoms dans nos villages Corses ont été choisis en mémoire de ceux qui ne sont pas revenus. A travers ces prénoms le souvenir demeure encore.

Célébrons ensemble ce 8 mai 1945, comme on célèbre un anniversaire en famille. Honorons les résistants, déportés ou anciens combattants en rappelant leur engagement, leur courage et leur sacrifice. Mais aussi offrons à leurs enfants, à nos enfants, l’occasion de situer cette mémoire dans leur présent et leur avenir.

Voilà maintenant 74 ans que les peuples d’Europe fraîchement libérés ont vu revenir les survivants de l’enfer. Ces femmes, ces hommes, ces enfants à qui d’autres hommes ont enlevé toute dignité humaine.
Nous sommes tous concernés par le souvenir de ces visions d’horreur car elles ont à jamais marqué plusieurs générations.
Certains de nos concitoyens les portent douloureusement dans leur mémoire familiale. Mais bien sûr nous sommes tous concernés, nous citoyens, nous membres égaux de l’Humanité.

L’actualité et ce qui se passe partout dans le monde nous rappelle chaque jour que la paix n’est pas un acquis pour toujours. Il nous appartient donc d’enseigner aux nouvelles générations à quel point c’est un bien précieux et fragile.

Cette journée nationale est l’occasion de rappeler que la mémoire de ces événements doit vivre, et qu’elle doit être transmise.

Commémorer le 8 mai 1945 est un impératif collectif et intemporel qui traduit la fierté et le respect que nous devons avoir vis-à-vis de ceux et celles, qui en donnant leur vie, ont contribué au nom de la liberté, de la paix et de la démocratie à créer la société dans laquelle nous vivons aujourd’hui.

Un monde qui banni le racisme et l’antisémitisme, rejette la haine et la violence.

En diffusant ces valeurs, c’est ainsi que nous resterons fidèles aux espoirs qui s’exprimaient lors de ce 8 mai 1945.

Toujours se souvenir que l’obéissance aveugle à une idéologie quel qu’elle soit ne peut qu’anéantir toute humanité dans nos sociétés.

Je vous remercie de votre présence et du souvenir de mémoire qu’à travers vous tous, nous partageons.

Vive l’Europe

Vive la France

Vive la Corse

Et vive Prunelli di Fium’Orbu

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